J’ai baptisé une première fois il y a un peu plus d’un mois. J’ai regardé les vidéos de Torben à partir de la parution du film The Last Reformation The Beginning en février, mais j’avais déjà conscience que l’on pouvait baptiser par soi-même et prévu de baptiser un ami lorsqu’il se sentirait prêt. Mais les enseignements de Torben m’ont permis d’aller plus loin, avec la notion de baptiser comme dans le Livre des Actes, c’est-à-dire tout de suite après que les personnes aient manifesté leur désir de tourner leur coeur vers Jésus et de marcher dans ses voies. Et également avec toute la compréhension de ce qui se passe durant le baptême, à savoir comment l’on change alors totalement de nature, passant d’une nature humaine soumise à la loi du péché et de la mort, à une nature sanctifiée, je dirais même à un ADN divin, celui du Christ, de Dieu venu à notre rencontre.

Thierry 1

 

Le week-end dernier, j’étais à un grand festival rassemblant des milliers de personnes. J’étais venue avec quelques amis et, sur la route, un ami m’a demandé de le baptiser, profitant du fait qu’il y aurait une rivière à portée de main. Et puis, durant le festival, on a commencé à proposer aux gens de prier pour eux, et parfois même pour qu’ils reçoivent le Saint Esprit. Certaines personnes nous ont témoigné avoir rencontré Dieu plus ou moins récemment, mais sentir qu’il leur manquait quelque chose… Ces personnes avaient souvent été baptisées soit étant enfant, soit n’étaient pas encore baptisées. J’ai commencé à leur parler du baptême et ces personnes sont revenues me voir le lendemain pour dire qu’elles aimeraient être baptisées avant leur départ, c’est-à-dire le lendemain car d’autres amies avaient proposé à d’autres personnes de les baptiser le lendemain. J’ai aussi un ami qui nous a rejoint et qui n’a prié que pour une seule personne, car avec son épouse ils devaient ensuite repartir. Cet ami a eu une parole de connaissance très précise pour la femme pour qui il a prié et il lui a proposé de donner sa vie à Jésus et de se faire baptiser, soit le lendemain, soit avec lui le soir même. La femme a tout de suite voulu se faire baptiser, bien qu’elle n’avait pas d’habits de rechange et qu’il ne fasse pas très chaud ce jour là. Elle a vraiment été bénie et est revenue le lendemain pour assister aux autres baptêmes.

Le jour J, nous devions baptiser 4 personnes. Finalement, c’est 14 personnes que nous avons baptisé car le nombre ne cessait de croître ! Pour commencer, mon amie a partagé le message de l’Evangile comme le fait Torben, avec des verres… Ensuite elle a demandé qui voulait se faire baptiser et il y avait déjà de nouvelles personnes intéressées.
J’avais dit à un homme pour qui j’avais prié pour qu’il reçoive le Saint Esprit et qui avait vécu quelque chose de très intense que je le baptiserai moi-même. J’ai donc commencé par lui et, une fois qu’il est sorti de l’eau, j’ai prié pour que son ancienne nature parte définitivement dans l’eau, que tout ce qui ne soit pas de Christ parte, et j’ai posé la main sur sa tête pour qu’il reçoive le Saint Esprit dans toute sa dimension. Il est tout de suite tombé dans le repos de l’Esprit. Ensuite, j’ai prié en langues pour qu’il reçoive le parler en langues. Rapidement, mon parler en langues s’est emballé et je priais avec autorité. Jusqu’à crier ! Et pendant ce temps, la personne que je baptisais a commencé à manifester, puis à crier elle aussi, et dès qu’elle a été libérée, elle a balbutié quelques mots en langues. C’était la première fois que j’expérimentais pleinement cette dimension du baptême. C’était extraordinaire d’être témoin de ces merveilles que Dieu peut faire pour rendre ses enfants libres et les revêtir pleinement de son Esprit !

IMG_9832

 

Pour la troisième personne que j’ai baptisé ce jour-là, à peine l’ai-je plongée dans l’eau qu’elle est restée sans bouger, inerte. Je l’ai prise dans mes bras et il m’a dit qu’il ne pouvait plus bouger. Ses doigts étaient tout recroquevillés comme s’il avait de l’arthrose. J’ai ordonné à tout esprit, toute malédiction et toute puissance de le quitter et ça a duré comme ça un certain moment. Etonnamment, il ne grelottait pas du tout. J’ai finalement appelé en renfort un ami qui était sur la berge et nous avons prié tous les deux. Mon ami l’a immergé à nouveau dans l’eau. Il est vrai que la première fois, le jeune homme avait légèrement résisté. On a à nouveau prié brièvement et il a pu sortir de l’eau. Sur la berge, mon ami a continué à prier pour lui car il avait encore une gêne au poignet. Je crois que j’étais restée 20 minutes dans l’eau avec lui, donc de mon côté je commençais à être un peu fatiguée. Un peu après, j’ai baptisé une dernière personne, une femme qui m’a dit avoir une appréhension car elle était très frileuse et de constitution faible, donc elle avait peur d’être tétanisée, frigorifiée ou de faire un malaise. Eh bien, Dieu est vraiment bon car elle n’a pas grelotté du tout, elle a même ressenti une douce chaleur et c’est la seule des 4 que j’ai baptisée à avoir pu rester debout alors que je priais pour qu’elle reçoive le Saint Esprit ! Et j’ai senti le Saint Esprit venir sur elle avec grande douceur, c’était un bel instant de grâce.

 

Après les baptêmes, mes amies ont eu l’excellente idée de « kickstarter » tous les nouveaux baptisés en leur permettant de prier les uns pour les autres.

Ces baptêmes m’ont beaucoup appris. Notamment qu’il faut accomplir le processus jusqu’au bout, et ne rien lâcher tant que la personne n’est pas totalement libérée et qu’elle n’a pas reçu le Saint Esprit. Cela m’a également montré à nouveau qu’il ne fallait pas avoir peur de « se mouiller » pour Christ !
Je pense aussi qu’il faut, dans la mesure du possible, persévérer jusqu’à ce que la personne reçoive le parler en langues.
Qui plus est, ce qui a été formidable a été de voir les visages des personnes baptisées, comme ils étaient radieux, et comme ils ont montré une soif ardente d’aller plus loin, de rester en contact les uns avec les autres (alors qu’à la base ils ne se connaissaient pas), ainsi qu’avec nous, d’être enseignés pour devenir des disciples, et souvent d’être guidés pour être mis en contact avec des personnes ou églises de leur ville…
J’ai juste eu un regret : nous aurions pu kicksarter certains baptisés à baptiser eux-mêmes une autre personne, en les accompagnant pour cela.

IMG_9870

 

Tout cela m’évoque beaucoup de choses. Tout d’abord, baptiser est simple et j’ai aimé voir des enfants évoluer naturellement autour de nous. Baptiser fait partie de la vie « normale » des croyants ! C’est un ordre que Jésus nous a donné, mais c’est lui qui agit et, je le redis, c’est simple. Et pourtant ô combien puissant !
Par ailleurs, nombreux sont les personnes dans la foi à avoir peur quand ils entendent dire que n’importe quel vrai chrétien peut baptiser. Ce qui est simple peut faire peur, mais en outre les gens ont peur que les nouveaux croyants partent ensuite dans la nature et déforment l’Evangile. C’est en effet possible, ça arrive d’ailleurs pour les personnes baptisées tel qu’on le fait généralement dans les églises, et ça arrive tellement souvent pour les personnes n’ayant fait que la prière de repentance !
Et pourtant, lors du baptême dans sa pleine dimension libératrice, les gens sont réellement transformés, ils le sentent, c’est une expérience qui les bouleverse car c’est Christ qui vit désormais en eux et ils vont pouvoir être enseignés par le Saint Esprit, qui est le meilleur enseignant de tout l’univers ! Et si ces personnes ne se mettent pas à fréquenter des églises ni à continuer de rester en contact avec d’autres chrétiens qui vont pouvoir les édifier, je suis sûre que notre Père sera assez bon pour leur envoyer d’autres personnes. Je pense qu’il faut avoir confiance en le Saint Esprit, c’est le meilleur des leaders, comme dit Torben.

Il y a un ou deux ans, j’avais été marquée par la lecture du livre de Danny Silk, Aimer nos enfants intentionnellement. Il parlait de toute la différence entre vouloir contrôler et entre choisir d’aimer et donc de faire confiance. Et ce, à la lumière de la Parole de Dieu, bien évidemment. Je pense qu’il faut agir de la sorte avec le peuple de Dieu. Lorsque l’on fait confiance à quelqu’un, on l’honore et cela le rend plus apte à vouloir préserver ce cadeau intact…
Pour finir, j’aimerais faire un autre parallèle avec l’éducation des enfants. J’ai personnellement élevé mes enfants à la maison durant un temps, c’est-à-dire en ne les envoyant pas à l’école, en ne déléguant pas à des « personnes formées spécialement pour cela » la responsabilité de leur apprentissage. Pourquoi ? Parce que j’ai choisi de ne pas leur imposer de cadre et de leur faire confiance : les enfants ont naturellement une soif d’apprendre qui les pousse, qui les presse. Parfois les institutions peuvent casser cet élan et tiédir leur enthousiasme, pour ne pas dire l’éteindre dans certains cas. Pour autant, je ne dis pas que l’on doit se passer des institutions et que tout le monde devrait faire l’école à la maison, loin de là ! Eh bien je pense que c’est ainsi avec les « jeunes » chrétiens : on peut les enseigner à être des disciples dans les institutions tout autant que dans un cadre plus « familial » et souvent plus souple. La forme n’est en réalité pas du tout le plus important, tant que le chemin et la destination restent la même : Jésus ! Et que les enfants de Dieu conservent leur feu intact et produisent du fruit !

Alors oui, c’est vrai, dans les églises comme en dehors de ce cadre, on peut parfois perdre des personnes en chemin. Jésus lui-même en a parlé dans la parabole du semeur, soulignant que, si des graines peuvent être semées en vain, l’important reste avant tout d’investir sur les bons terrains, ceux qui permettront à la moisson de se multiplier !

Pin It on Pinterest

Share This