J’attendais avec impatience le kickstart, puisque cela faisait plusieurs mois que le Saint Esprit me mettait à cœur d’aller dans les rues, prier pour les malades et partager l’évangile. Mais je ne m’étais jamais lancée car, à chaque fois, bizarrement, mille ultra bonnes raisons de ne pas y aller me venaient : Est-ce que j’ai vraiment tout ce qu’il faut ? Suis-je prête ? Et si rien ne se passe ? Et puis toute seule, comme ça ? Saurais-je quoi dire ?, etc. J’écoutais davantage mes peurs et mes doutes que l’appel de mon cœur ! Alors quand le jour du kickstart est arrivé, j’étais parée à recevoir ce qui me manquait, à voir mes doutes s’envoler. Et pouf, me voilà dans les rues !

Je m’attendais à des enseignements, un package, du lourd. Mais non. Il semblerait que je n’aie rien besoin de plus que d’appartenir à Christ. Nous avons simplement partagé et prié les uns pour les autres. Et maintenant nous voilà en petites équipes, allant à la rencontre des personnes que nous croisons, priant et partageant avec elles ce dont elles ont besoin. Eh quoi ? C’est si simple ? Pas de technique toute faite ? Je dois juste y aller avec ce que je suis ? OK ! C’est parti…

Résultat : je me suis beaucoup amusée ! C’était si incroyable de voir combien des cœurs sont juste prêts à accueillir l’amour de Dieu par Jésus-Christ (oui la moisson est prête en France aussi !), si improbable de s’arrêter pour rencontrer des personnes que d’ordinaire on croise sans connaître, si émerveillant de voir Jésus à l’action. Je veux vivre ça tous les jours !

Et après ? Tout mes doutes balayés ? Non. A la première occasion qui se présente de prier pour quelqu’un, les doutes reviennent. Pas tous, pas les mêmes : Et si ce n’était pas pour tout le monde ni tout le temps ? Ou était-ce parce que j’étais avec des personnes qui ont un don particulier ? Et si… et si… Je suis longue à la détente. Mais je me lance. Je prie. Plusieurs fois même. Rien. Gênée et triste, je cours pleurer dans les bras de mon Papa pour lui demander pourquoi la personne n’a pas été guérie. Il me répond : Je suis fier de toi ! Quoi ?! Alors, Seigneur, ce n’est pas une question de résultat ?
Je me suis lancée, et voilà que déjà en une fois j’ai appris : je ne peux m’appuyer que sur Sa parole. Pas sur mon expérience. Ou sinon je vais m’arrêter au premier échec apparent. Pas de raccourci possible, c’est le chemin de l’apprentissage. Mais Jésus est aux commandes ; ma part, c’est simplement de lui obéir en toute confiance ! Et il nous dit : Va, avec la force que tu as (tel que tu es et dans le milieu où tu es) ! Je suis un bon berger : je vous envoie, mais je viens avec vous.

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